Resume

François Couderc est un chimiste analyste français. Professeur des universités, il a été vice-président délégué au budget et aux finances de l’université Toulouse III - Paul Sabatier, sous la mandature du Pr Gilles Fourtanier. Il effectue sa recherche au laboratoire des Interactions Moléculaires et Réactivité Chimique et Photochimique (IMRCP, UMR 5623) dans le domaine des développements technologiques et des applications de l’électrophorèse capillaire avec détection de fluorescence et l’utilisation de la spectrométrie de masse.

Carriere universitaire

Né le 11 novembre 1960 à Lourdes (Hautes Pyrénées), ce bigourdan, étudiant à l’Université Toulouse III - Paul Sabatier, a obtenu sa maîtrise de chimie physique en 1984.
Deux ans plus tard, il obtient le titre d’ingénieur chimiste de l’ENSCT et, en 1989, son doctorat de spectrométrie de masse, à l’université Toulouse III - Paul Sabatier, sur l’élaboration de méthodologies nouvelles pour la micro-analyse de lipides et de peptides.
Il a effectué un post doctorat en 1995 à l’université de Pittsburg (USA) dans le laboratoire du Professeur Mickael Lotz où il a travaillé sur l’identification de peptides antigéniques MHC-1 de cancers.
Auteur d’une centaine d’articles scientifiques, il a travaillé avec deux start-up toulousaines, la société Picometrics et la société Wynsep ; et a contribué de très près aux développements, en vue de commercialisation, de plusieurs instruments en détection de fluorescence induite par laser et par LED ainsi que leurs applications analytiques.
Il a été président du comité scientifique du congrès francophone de sciences séparatives, SEP’11, à Toulouse et sera l’un des deux organisateurs du prochain congrès international sur les techniques électrophorétiques, ITP 2019, qui se déroulera aussi à Toulouse, en collaboration avec l’université de Montpellier.

Il a assuré de nombreuses responsabilités d’enseignement (Maîtrise, Master 1) et est, actuellement, responsable, sur l’université Toulouse III - Paul Sabatier, du Master 2 Professionnel « Droit de l’immatériel et des technologies de l’information » parcours « Propriété intellectuelle », co-habilité avec l’université Toulouse I - Capitole. Dès 1997, il s’est fortement impliqué dans l’association, non syndicale, apolitique et pluraliste, de l’université Toulouse III - Paul Sabatier, « Université d’Abord » ; il l’a représenté, grâce à son soutien et à plusieurs reprises, en tant que membre élu au conseil d’administration de cette université.
Président des conseils de disciplines de son institution (2002-2008), il a activement œuvré à la refonte du règlement intérieur tant des personnels que des étudiants.
Vice-président au budget et finances de l’université Toulouse III - Paul Sabatier de 2008 à 2012, il a fait partie de l’équipe qui a mis en place, sous l’égide du président Gilles Fourtanier, le pilotage par Contrats d’Objectifs et de Moyens et la démarche par l’amélioration continue. Il a aussi contribué au passage aux Compétences et Responsabilités Elargies dans le cadre de l’autonomie des universités, sans aucune difficulté financière, contrairement à d’autres universités.
Ses maîtres mots sont « vérité et responsabilité au service de l’Etat et du bien commun ».
A ce titre, il a été corédacteur, avec trois autres anciens vices présidents et chargé de mission, d’ « OUPS CACTUS », billet de contestation sur les orientations prises et la gestion de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier faite sous la mandature du Professeur Bertrand Monthubert, président de l’université Toulouse III - Paul Sabatier de 2012 à 2015, qui, selon son analyse, a mis l’université en grandes difficultés financières . M. Bertrand Monthubert a démissionné de sa fonction de président de l’université Toulouse III - Paul Sabatier pour se consacrer à sa candidature aux élections régionales de décembre 2015.

Ethique et etudes erudites

François Couderc est marié depuis 26 ans à une Lourdaise, professeure des universités en biologie, et est père de 3 enfants.
Il a des convictions humanistes et chrétiennes qui l'ont conduit à devenir diacre permanent. Depuis 10 ans, dans la grande neutralité des personnels de l’Etat, son travail lui donne une grande proximité des jeunes et des personnels de l’enseignement supérieur à qui il porte une véritable attention dans la réalité quotidienne et humaine.

Titulaire d’un Master 2 en « Droit et procédures canoniques », François Couderc est auteur d’une vingtaine d’articles d’histoire, relatant, par exemple, l’histoire de Paul Sabatier et de son collaborateur l’abbé Senderens, où il a montré combien les deux hommes étaient témoins d’une laïcité positive . Il a aussi produit un article sur la période post concordataire réconciliant sciences et spiritualité .
F.Couderc, Varravaddheay Ong-Meang « Paul Sabatier et l’abbé Jean Baptiste Senderens, témoins lointains d’une « laïcité positive ». Comptes rendus de l’académie des sciences CR chimie, 14, 2011, 516-523. F. Couderc « Pie X et les sciences naturelles, le cas de l’Institut Catholique de Toulouse ». Dans Saint Pie X en son temps, (25 pages) Ed Carlo Fantappie, Bernard Callebat, Presses de l’ICT 2015 in press. in press.


Originaire de l’ancien comté de Bigorre, François Couderc travaille sur l’histoire de l’occupation anglo-gascone de cette contrée (1362-1407) et de ses incidences socio-politiques (1407-1423). Il a découvert que le grand schisme avait perduré au-delà de 1417 dans sa région natale et que le personnage central de son étude est Jean de Béarn, capitaine de Lourdes, baron des Angles et baron de Béhorléguy, qui utilise les failles du système tant féodal qu’ecclésiastique, mais qui est un mafieux et un bandit de grand chemin, suffisamment intelligent pour se rendre indispensable auprès des grands du moment : Gaston Fébus et ses successeurs (Mathieu de Foix, Archambault de Grailly), Charles II et Charles III de Navarre, Jean I d’Aragon, Richard II et Henry IV d’Angleterre.

Conclusion

Pour François Couderc, travailler pour le bien commun ne peut se faire que dans la vérité et avec confiance en autrui.
Sa conviction est que l’intérêt général n’est pas la somme d’intérêts particuliers mais bien l’investissement de chacun pour réaliser cet intérêt commun ; elle est puisée dans l’expérience des années d’enseignement (au service des étudiants), de recherche (au service de la communauté scientifique) et des épisodes nombreux de gouvernances passées au service de l’université mais aussi par l’enseignement de l’Humanisme et de l’Histoire, qui traduisent la recherche continue de l’Homme pour vivre avec ses semblables le mieux possible.

F Couderc, Les archidiacres de Rivière-Basse, le cardinal Jean de Brogny et le chanoine Bernard de Moret. La fin du grand schisme d’occident en Bigorre. Bulletin SAHP, 2008, 1-11.

F Couderc, La Bigorre pendant la guerre de cent ans : Jean de Béarn dans les archives de Navarre et d’Angleterre, Bulletin SAHP, 2014, pp12-95.